Un poisson virtuel pour étudier les produits chimiques

© Marco Finsterwald

L’idée est d’intégrer les données relatives à différents organes dans un modèle unique en vue de créer un poisson virtuel qui puisse à l’avenir être utilisé pour tester les produits chimiques.

  • Description du projet

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    Nous produisons de nombreux produits chimiques différents qui parviennent ensuite dans l’environnement. Ces substances doivent obtenir le feu vert officiel des autorités, qui doivent s’assurer qu’elles n’exercent pas d’effets négatifs sur la faune ou sur la flore. Parce qu’ils s’y prêtent particulièrement, ce sont surtout des poissons qui sont utilisés pour réaliser ces tests. Les poissons constituent par ailleurs une source de nourriture importante pour l’espèce humaine, ce qui signifie que leur santé est directement liée à la nôtre. Des millions de poissons sont ainsi sacrifiés chaque année dans l’optique de la compatibilité environnementale.

    Le projet de Kristin Schirmer de l’Eawag s’appuie sur une avancée fondamentale : en 2021, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a autorisé pour la première fois un test basé sur des lignées cellulaires de poissons (cellules cultivées sur le long terme) afin d’analyser les effets de certains produits chimiques sur l’environnement.

    Un test ne saurait néanmoins couvrir à lui seul tous les aspects de l’éco-compatibilité et l’équipe constituée autour de la Prof. Schirmer souhaite aller plus loin dans le cadre du présent PNR. Les chercheuses et chercheurs prévoient d’analyser des lignées de cellules de poisson complémentaires (intestins, foie, cerveau, etc.) pour combiner les informations ainsi recueillies à l’aide de logiciels. Leur idée est d’intégrer les données relatives à différents organes dans un modèle unique en vue de créer un poisson virtuel qui puisse à l’avenir être utilisé pour tester les produits chimiques.

    « Ce qui est décisif, c’est que notre poisson virtuel sera élaboré dès le départ en collaboration avec nos partenaires de l’industrie et les autorités. Ce n’est qu’en procédant de cette manière que nous pourrons nous assurer que notre projet sera une réussite, et qu’il sera accepté et soutenu par les autorités », souligne la responsable, Kristin Schirmer.

  • Titre original

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    Expanding the fish invitrome towards a modular, socio-technical framework for animal-free prediction of chemical toxicity to fish