Un atlas des méthodes alternatives dans le domaine de la biologie du développement

© Marco Finsterwald

« Pour faciliter le passage aux méthodes alternatives, nous devons convaincre les scientifiques de la pertinence des nouvelles méthodes in vitro, en leur montrant quels sont leurs atouts et leurs limites », dit Alexandre Mayran.

  • Description du projet

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    Les spécialistes de la biologie du développement étudient la manière dont les êtres vivants se développent. Comment un organisme tout entier – et composé de millions de cellules – se constitue-t-il à partir d’une seule cellule fécondée ? Quels sont les gènes qui doivent être activés, de quelle manière et à quel moment pour que tout se déroule sans accroc ? A l’heure actuelle, pour pouvoir observer ces processus, les chercheuses et chercheurs ont besoin d’embryons d’animaux, par exemple de souris.

    Au cours des dernières années, des groupes de recherche ont néanmoins mis au point des alternatives à ces expériences sur les animaux. Appelés « gastruloïdes », ces modèles cellulaires tridimensionnels sont élaborés artificiellement (in vitro) et présentent certaines propriétés similaires à celles du modèle animal. Si ces agrégats embryonnaires ont des avantages, ils ont aussi des inconvénients dans la mesure où ils sont très loin de permettre une reproduction à l’identique des processus de développement.

    C’est ici qu’entre en jeu le projet de recherche dirigé par Alexandre Mayran à l’EPFL. « Pour faciliter le passage aux méthodes alternatives, nous devons convaincre les scientifiques de la pertinence des nouvelles méthodes in vitro, en leur montrant quels sont leurs atouts et leurs limites. » Il peut à cet égard s’appuyer sur sa propre expérience : « Dans notre laboratoire, nous sommes parvenus à remplacer par des gastruloïdes 80% des expériences sur les animaux réalisées dans ce domaine. »

    Dans le cadre du présent projet de recherche, son équipe procèdera à une analyse systématique des modèles de gastruloïdes existants afin de les comparer aux modèles animaux. Les scientifiques élaboreront ensuite une sorte d’atlas des modèles de gastruloïdes (et des modèles connexes) en vue d’aider à l’avenir les groupes de recherche à décider du modèle le plus pertinent par rapport à la problématique posée. Enfin, Alexandre Mayran et son équipe entendent optimiser les modèles existants et les rendre accessibles pour d’autres systèmes biologiques.

  • Titre original

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    Expanding the toolbox of stem cell derived models of embryos